Si nous avons crée ce blog c'est parce que nous croyons en l'innocence de notre père, Houmed Msaïdié ancien ministre d'Etat de l'Union de Comores. Notre père a été incarcéré à la Maison d'arrêt de Moroni le 24 décembre 2007 pour des raisons qui nous semblent aujourd'hui infondées.
En effet on l'accuse de détournements de fonds, or tout le monde a reconnu qu'il n'a fait que signer un document permettant un décaissement d'argent pour un voyage du Président de la République d'alors, M. Azali Assoumani. Il agissait en tant que Ministre d'Etat chargé de la Défense et Directeur de Cabinet du Président et permettait par sa signature la mise en œuvre de décisions prises en conseil des ministres. Cette incarcération est donc injustifiée.
Nous pensons surtout que cette incarcération n'est que le résultat d'un acharnement dont le gouvernement en place fait preuve depuis sa prise de pouvoir. Voilà bientôt deux ans que différentes procédures ont été lancées contre lui, qu'il a été interdit de se déplacer à l'extérieur et à l'intérieur du pays, au mépris des lois, deux années au cours desquelles il a connu deux emprisonnements que l'on considère comme purement arbitraires. Il fallait absolument le mettre en prison et il a été mis en prison. Mais est-ce une manière légale d'agir contre ses opposants ?
Nous pensions le voir durant ces fêtes de fin d'années au lieu de ça nous avons appris son emprisonnement, encore une fois nous sommes privées de sa présence. Nous disons « encore une fois » car alors que nous espérions passer deux mois de vacances à ses côtés seulement une semaine après notre arrivée, en juillet 2006, il a été arrêté parce qu'il a exécuté en tant que Ministre des Infrastructures une décision du conseil des ministres autorisant la construction d'un mur abritant la vice-présidence chargée de la santé (ancienne direction de la fonction publique) : au début nous croyions que c'était pour une simple audition mais en fait c'est la dernière fois que nous l'avons vu en tant qu'homme libre.
Il est vrai que nous avions dès lors dû lui rendre visite en prison, une prison qui réunit des conditions d'hygiènes déplorables, où la nourriture doit être apportée par les familles des divers détenus, détenus qui s'entassent dans leurs cellules.
Nous estimons par conséquent que notre père doit être libéré le plus rapidement possible.
Nawal et Naïlate Msaïdié
En effet on l'accuse de détournements de fonds, or tout le monde a reconnu qu'il n'a fait que signer un document permettant un décaissement d'argent pour un voyage du Président de la République d'alors, M. Azali Assoumani. Il agissait en tant que Ministre d'Etat chargé de la Défense et Directeur de Cabinet du Président et permettait par sa signature la mise en œuvre de décisions prises en conseil des ministres. Cette incarcération est donc injustifiée.
Nous pensons surtout que cette incarcération n'est que le résultat d'un acharnement dont le gouvernement en place fait preuve depuis sa prise de pouvoir. Voilà bientôt deux ans que différentes procédures ont été lancées contre lui, qu'il a été interdit de se déplacer à l'extérieur et à l'intérieur du pays, au mépris des lois, deux années au cours desquelles il a connu deux emprisonnements que l'on considère comme purement arbitraires. Il fallait absolument le mettre en prison et il a été mis en prison. Mais est-ce une manière légale d'agir contre ses opposants ?
Nous pensions le voir durant ces fêtes de fin d'années au lieu de ça nous avons appris son emprisonnement, encore une fois nous sommes privées de sa présence. Nous disons « encore une fois » car alors que nous espérions passer deux mois de vacances à ses côtés seulement une semaine après notre arrivée, en juillet 2006, il a été arrêté parce qu'il a exécuté en tant que Ministre des Infrastructures une décision du conseil des ministres autorisant la construction d'un mur abritant la vice-présidence chargée de la santé (ancienne direction de la fonction publique) : au début nous croyions que c'était pour une simple audition mais en fait c'est la dernière fois que nous l'avons vu en tant qu'homme libre.
Il est vrai que nous avions dès lors dû lui rendre visite en prison, une prison qui réunit des conditions d'hygiènes déplorables, où la nourriture doit être apportée par les familles des divers détenus, détenus qui s'entassent dans leurs cellules.
Nous estimons par conséquent que notre père doit être libéré le plus rapidement possible.
Nawal et Naïlate Msaïdié

